Cet article #politique a été écrit le 30 janvier 2009, il est toujours -plus que jamais? - d'#actualité

   Nous le voyons bien, le gouvernement français n'est pas toujours en mesure de répondre aux attentes des français. Nous pouvons également affirmer qu'un président, des députés ou des sénateurs - tous chargés de la politique de la nation mais tous représentants du peuple d'où ils tirent leur légitimité - peuvent s'égarer après avoir été élu. Théoriquement, les élections sont censées valider ou invalider la politique menée durant les cinq années précédentes. Seulement voilà, en pratique, les élus ne font pas toujours ce que le peuple - ou du moins leurs électeurs - attend d'eux. Par exemple, un président et sa majorité peuvent être élus sur un ou deux points de leur programme, disons le pouvoir d'achat et la sécurité, mais ne pas tenir leurs engagements ou, pire encore, prendre des mesures qui vont à l'encontre des besoins et des aspirations d'une grande partie de le population. D'autre part, pour des raisons sociologiques, psychologiques et pratiques nous assistons en France à une reproduction des élites et donc du système de pensée dominant à savoir, pour le dire vite, l'exploitation d'une majorité par une minorité ou encore la confiscation du pouvoir par un petit groupe au détriment de la liberté de la majorité.

  Que pouvons nous faire ici et maintenant pour donner un plus grand poids au peuple dans les décisions qui mettent en jeu sa vie voir sa survie? Tout d'abord pour sortir de la crise économique dans laquelle nous nous trouvons et qui entraîne de plus en plus de personnes dans la précarité et pour laquelle les solutions apportées par notre gouvernement sont au mieux inutiles - combien d'argent devra encore être distribué au banque par l'Etat pour rassurer le marché ? - au pire dangereuses pour nous, citoyens français privés d'emploi et de sécurité en termes de soins, d'éducation, de niveau de vie. L'article 11 de la constitution nous dit:

"Le Président de la République

, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.

Lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d'un débat.

Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d'une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l'abrogation d'une disposition législative promulguée depuis moins d'un an"

Cet article nous permet donc de soumettre à referendum la création d'une assemblée nationale extraordinaire, élue au suffrage universel et à la proportionnelle de manière à représenter l'ensemble des tendances politiques française. Cette assemblée aurait pour objet la rédaction et la promulgation d'une loi relative au plan de sortie de crise dans laquelle nous nous trouvons. Ceci serait la moindre des choses dans les circonstances actuelles que de permettre à l'ensemble des français, à travers leurs représentants, de rédiger la loi censée nous sortir de la merde. Cette loi pourrait par ailleurs être soumise à référendum.

  Dans un second temps, ou dans le même, il pourrait également être créé une assemblée nationale populaire décennale ou bidécennale en se servant du même article. Cette assemblée serait également élue à la proportionnelle de façon à représenter au mieux le peuple français. Elle serait temporaire, disons trois mois, et aurait pour objet l'abrogation des lois passées contraires à la volonté du peuple ainsi que la promulgation de lois. Il sera bien sûr nécessaire de préciser les pouvoirs de cette assemblée. Cette assemblée se réunirait tous les dix ans et serait composé de personnes n'ayant pas été élu comme députés, sénateurs ou président dans les dix années précédente. Cette assemblée à pour vocation le rééquilibrage du pouvoir politique.

  Il nous faut donc commencer par une pétition demandant à nos élus l'organisation d'un referendum sur la question, il en faut au moins 184 pour proposer le projet. Si ceux-ci ne nous suivent pas il faudra faire une grande marche sur les assemblées par le biais de train et de véhicules motorisés selon le modèle de l'escargot. Une fois le referendum organisé et gagné nous devrons élire notre assemblée. Ces actions doivent être menées avant que la crise ne trouve une solution contraire à la volonté du peuple. J'invite tous le monde à définir les règles qui s'appliqueront à cette assemblée et notamment les associations soucieuses d'une démocratie réelle et dont l'expérience en la matière nous serait très utile pour la rédaction du texte soumis à référendum.