Réédition d'un regard sur l'abstention aux élections européennes de 2009.                                                                              

Les grands gagnants des élections européennes du 7 juin 2009 seraient les abstentionnistes. Qu'est-ce que ça signifie une victoire des abstentionnistes? Qu'est-ce qu'ils peuvent bien gagner les abstentionnistes?  Think

Nous sommes bien plus sûrement devant une victoire de la droite, elle reste majoritaire au parlement européen, elles gardent donc les rênes (du père noël?) pour continuer a bousiller la vie, et pas seulement professionnel, des précaires (travailleurs ou non), des modestes et des moyens. A noter que pour moi est de droite toute personne cherchant à renouveler l'ordre actuel, c'est à dire à garder son pouvoir et à l'augmenter (ou du moins à réduire le pouvoir que les autres ont sur lui). Et surtout la droite n'est pas démocrate! Sinon comment expliquer qu'elle ne mette pas tout en œuvre pour élargir la base électorale, pour accroître la participation? Parce que soyons sérieux, si elle souhaitait intéresser les citoyens elle pourrait le faire, elle ne manque pas de pros de la politique ou de la communication et elle est majoritaire au sein de l'UE et de la plupart des gouvernements européens. Quelque chose me dit que l'abstention, la désyndicalisation, bref la dépolitisation, c'est à dire cette chose terrible qu'est le rejet de la citoyenneté par le plus grand nombre, arrange bien nos dominants, ils savent que ceux qui haïssent la gauche (pour moi l'envie de changement en vue d'une meilleur répartition des pouvoirs et d'une protection contre ceux qui en abusent) ou qui en ont peur vont toujours voter. Il y a aussi certains clients de cette droite qui se déplacent. Alors oui la droite à gagner et ça m'a déprimé.  Brick wall

Revenons à cette "victoire" de l'abstention. En général cela est considéré comme une défiance des électeurs envers la politique dite politicienne et notamment envers les partis qui la structure. Cette considération entraîne un commentaire publique et ce commentaire est écouté par les électeurs qui iront valider en partie cette interprétation lors de l'élection suivante. Bref nous accepterons ici cette analyse et je tâcherai d'apporter des éléments permettant de comprendre cette défiance. Le réalisme, le pragmatisme politique est, à mon avis, bien ancré dans les mentalités. C'est à dire que nous ne croyons plus ( peut-être ne l'avons-nous jamais cru? ) que la vie est avant tout une question de point de vue, une manière de définir les problèmes. Quand je dis nous, je parle de ceux que l'on entend bien-sûr, les politicodépendants, ceux qui vivent de la politique qu'ils soient politiciens, conseillers ou observateurs (soi-disant impartiaux, scientifiques). Si l'on nie la confrontation d'idées, à quoi servent les partis ? Soit dit en passant, face à cette négation, à quoi sert la démocratie? Un parti n'est plus qu'une simple machine électorale, à en croire la manière dont on en parle: la tristesse, la colère, la joie ou le dépit ne viennent pas de la défaite d'une vision du monde mais d'un parti qui ne prend plus parti. Si au moins ils se mettaient à défendre des idées à défaut de vision: de même que la lutte des classes à laisser (soi-disant) la place aux mouvements sociaux, l'utopie politique (c'était pourtant bien beau) laisse la place à des alliances conjoncturelles, faites et défaites selon le sujet. Un nouvelle manière de faire de la politique doit apparaître, apparaît.